Quarante degrés au thermomètre, alors que le printemps n’a pas officiellement commencé. A Phoenix, la capitale de l’Arizona, dans le sud-ouest des Etats-Unis, les autorités ont lancé leurs traditionnels conseils de prudence trois mois plus tôt que d’habitude. Même dans une ville qui a subi des températures d’au moins 43 °C pendant trente-sept jours en 2025 (un progrès par rapport aux soixante-dix jours de 2024), les records sont battus. Le thermomètre est monté à 38,9 °C mercredi 18 mars, le plus haut relevé jamais enregistré à cette date.
L’Arizona est loin d’être un cas unique. Palm Springs, dans le sud de la Californie, a enregistré la température record de 41,1 °C. Fort Collins (Colorado), à 1 525 mètres d’altitude, au pied des montagnes Rocheuses, celle de 28,9 °C, la plus élevée à cette date depuis le début des mesures, en 1893. Un dôme de chaleur extrême s’est installé au-dessus de la région, à la faveur d’un système de haute pression ayant pris position très haut dans l’atmosphère.
La canicule hivernale vient s’ajouter à une saison sans intempéries. Alors que l’est du pays et le Midwest subissent depuis des mois des températures polaires et d’importantes chutes de neige, l’Ouest américain bénéficie d’un climat exceptionnellement doux. La chaîne Weather Channel a recensé 65 villes où les records pour le mois de mars ont été battus. Et, selon une analyse publiée le 9 mars par la NOAA, l’agence américaine d’observation des océans et de l’atmosphère, sept Etats de la région ont connu la période hivernale (de décembre à fin février) la plus clémente de leur histoire. L’Arizona, le Nouveau-Mexique et l’Utah ont dépassé de plus de 1,1 °C leur précédent record de chaleur pour la saison.
Il vous reste 70.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.













