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Avant les municipales 2026, le débat sur la vidéosurveillance mobilise candidats et professionnels du secteur

A Boitron (Orne), une commune de 349 habitants, l’équipe municipale sortante se présente aux suffrages en annonçant, le 18 janvier, son intention d’installer des caméras de vidéosurveillance à proximité de conteneurs à déchets après, rapporte la presse locale, des « incivilités répétées » ; à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le programme pour les élections municipales de la liste « Unis pour Saint-Nazaire » propose de déployer 300 caméras, contre moins de 100 à l’heure actuelle ; à Dieppe (Seine-Maritime), le maire (Parti communiste français) Nicolas Langlois, candidat à sa réélection, fait adopter, le 18 décembre 2025, lors de la dernière session du conseil municipal de l’année, le principe de l’installation de plus de 80 caméras. De la Nièvre à la Manche, en passant par la Haute-Savoie et le Sud-Ouest, des projets identiques, variables selon la taille des communes concernées, fleurissent.

« Aucune municipalité ne veut être prise en défaut sur le sujet et les candidats sortants ne manquent pas de rappeler qu’ils ont déjà fait voter l’équipement ou le renouvellement d’un parc existant », constate Patrick Haas, rédacteur en chef de En toute sécurité, qui publie chaque année un atlas économique de référence sur le marché de la sécurité. Pourtant, selon ce spécialiste, « la plus grande part des investissements a déjà eu lieu depuis 2024 ». Elle devrait même entraîner un « tassement du marché » courant 2026, en raison du volume soutenu des commandes réalisées depuis deux ans. Rien qui ne suffirait toutefois à remettre en cause l’insolente santé du secteur, qui a enregistré un chiffre d’affaires d’environ 2,3 milliards d’euros en 2025, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2024.

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