
Sébastien Lecornu en est lui-même convenu, le 13 janvier : « Le défi démographique est pratiquement un sujet de campagne présidentielle. » Depuis peu, les chiffres de la démographie sont scrutés de près par le personnel politique. L’annonce, en janvier, par l’Insee, d’une natalité au plus bas niveau depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et d’un solde naturel qui a basculé en négatif en 2025, force les partis à prendre position sur cet horizon : une France dans laquelle une personne sur trois sera âgée de 60 ans et plus d’ici à 2030.
Rapport après rapport, le constat est sans appel : le vieillissement de la population, conjugué à la baisse des naissances, met en péril notre modèle de protection sociale, qui repose sur l’équilibre entre actifs et inactifs. En décembre 2025, la Cour des comptes a appelé les décideurs à intégrer la trajectoire démographique dans les débats budgétaires, soulignant ses « effets profonds ». La nouvelle donne interroge la pérennité du système de santé, pose la question de l’employabilité des seniors et du financement des retraites, du recours à l’immigration, de la solidarité entre générations…
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