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Hung (le nom a été changé) se ronge les sangs. Assis en tailleur derrière le volant de son taxi, à l’arrêt, sur les bords du lac Hoan Kiem, dans le centre d’Hanoï, il s’inquiète de cette journée « si molle ». En ce mardi 24 mars, il ne fera pas « les 15 à 20 courses » qu’il effectue habituellement. Et, « en plus », dit-il, la flambée du prix de l’essence ruine sa rentabilité.

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Bien que producteur de pétrole, notamment offshore, en mer de Chine, le Vietnam dépend des importations, car il dispose de peu de raffineries. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, qui a fait s’envoler le cours des hydrocarbures, les prix à la pompe ont flambé dans toutes les stations-service du pays, dans une proportion de l’ordre de 50 %. Vendredi 20 mars, il s’est envolé de 20 %, après une révision des tarifs décidée par le gouvernement, en pleine nuit, afin de répercuter la hausse du prix du baril. Le prix du litre d’essence sans plomb et de diesel a alors allègrement franchi la barre des 30 000 dongs ; le prix du litre de gazole a bondi de près de 34 %, à 33 420 dongs (1,26 euro).

« J’espère que tout cela ne va pas durer », s’alarme Hung, qui, jusque-là, dépensait 300 000 dongs par jour (soit un peu plus de 11 euros) pour faire tourner sa Toyota blanche et parcourir ses 100 kilomètres quotidiens. Il lui est impossible désormais d’obtenir les 700 000 dongs qu’il gagnait après avoir circulé « de 6 heures du matin à 6 heures du soir » dans les rues de la capitale vietnamienne.

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