Marine Le Pen a soudain lâché la barre : « On penche à droite parce que tout le monde est sur le même côté. » Ceux qui l’imaginaient enterrer son éternel « ni gauche ni droite » repasseront : la députée du Pas-de-Calais s’est juste plainte de perdre l’équilibre sur un bateau de plaisance amarré dans le bassin de Courcelles-lès-Lens, l’une des trois étapes de son déplacement mené tambour battant dans son département d’élection, mercredi 18 mars au matin, pour y soutenir trois candidats Rassemblement national (RN) donnés gagnants quatre jours plus tard, au second tour des municipales.
A eux trois, ils ont prononcé quatre phrases et se sont contentés de s’afficher aux côtés de la cheffe. Chez une fleuriste pour François Vial, à Oignies. Sur un bateau, donc, pour Pierre Szczypinski à Courcelles-lès-Lens – le temps d’un improbable échange à la proue, loin et dos à la presse, autour de trois bouteilles de vin. A l’étage d’un bar-tabac de Billy-Montigny pour Yanis Gaudillat, hôte d’une conférence de presse.
A peine le temps de quelques selfies. Et d’un échange avec Corinne Contart, une aide-soignante de 66 ans ayant deux choses à lui dire : se méfier des « musulmans qui risquent de venir voter dimanche puisque ramadan sera fini » ; la prévenir qu’elle ne voterait pas pour le RN en 2027 s’il était représenté par elle plutôt que par Jordan Bardella, « parce qu’il faut laisser la place aux jeunes ». « [Emmanuel] Macron il était jeune et il a quand même fait vraiment quelque chose d’épouvantable », lui a rétorqué la quinquagénaire, laquelle avait d’autres messages à l’intention de son dauphin.
« Fière » de s’approprier le « populisme »
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