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Au début du quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le conflit s’étendait, mardi 3 mars, sur de multiples fronts. A tel point que les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants dans presque tout le Moyen-Orient « à quitter maintenant » la région par voie commerciale.

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Un incendie « limité » s’est ainsi déclaré dans la nuit de lundi à mardi au sein de l’ambassade américaine à Riyad, à la suite d’une frappe de deux drones iraniens, qui a fait « des dégâts matériels mineurs », a annoncé le ministère de la défense saoudien, ajoutant que huit drones avaient été interceptés dans la nuit dans la capitale et ses environs. Les Etats-Unis répondront « bientôt » à cette attaque, a déclaré le président américain, Donald Trump.

En matinée, l’armée américaine a affirmé avoir détruit « les installations de commandement et de contrôle du corps des gardiens de la révolution islamique [l’armée idéologique du régime des mollahs], les capacités de défense aérienne iraniennes, les sites de lancement de missiles et de drones, ainsi que les aérodromes militaires au cours d’opérations soutenues ».

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Les gardiens de la révolution ont, eux, annoncé, mardi matin, avoir mené une « attaque à grande échelle » contre une base aérienne américaine à Bahreïn à l’aide de drones et de missiles. La République islamique continue de tirer des missiles et des drones en direction d’Israël ; l’Etat hébreu a prolongé la fermeture des écoles, des bureaux et l’interdiction des rassemblements jusqu’à samedi. Des explosions ont été entendues à plusieurs reprises à Jérusalem.

Six militaires américains tués

De son côté, l’armée israélienne poursuit ses frappes sur l’Iran et a notamment visé, lundi soir, le bâtiment de la radio-télévision publique à Téhéran, assurant avoir « démantelé le centre de communications du régime terroriste iranien ».

Israël a aussi étendu ses opérations au Liban, menant des frappes meurtrières massives, en riposte à une attaque du Hezbollah en soutien à Téhéran. La chaîne de télévision libanaise Al-Manar, affiliée au mouvement chiite, a déclaré que ses locaux dans la banlieue sud de Beyrouth avaient été bombardés. Et l’armée de l’Etat hébreu a émis, tôt mardi, un nouvel ordre d’évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d’opérations contre le mouvement chiite libanais.

Donald Trump a averti, lundi, que la guerre contre l’Iran pourrait durer « quatre à cinq semaines », tout en assurant que les Etats-Unis pouvaient « aller bien au-delà », sans écarter une intervention terrestre. Six militaires américains ont pour l’heure été tués depuis le début de la guerre, a annoncé, lundi, le Pentagone.

Pas « une guerre sans fin »

« Vous n’allez pas avoir une guerre sans fin », a avancé, de son côté, Benyamin Nétanyahou, ajoutant qu’il s’agissait, au contraire, d’une « action rapide et décisive ». Interrogé par la chaîne américaine Fox News, le premier ministre israélien a justifié l’opération militaire par la nécessité de frapper le programme nucléaire de Téhéran, assurant que l’Iran aurait pu atteindre prochainement les Etats-Unis et « leur faire du chantage ».

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Après la « guerre de douze jours » et les frappes israélo-américaines de juin 2025 sur leurs installations, les Iraniens « ont commencé à construire de nouveaux sites, des bunkers souterrains qui auraient rendu leurs programmes de missiles balistiques et leurs programmes d’arme atomique intouchables d’ici à quelques mois. Si aucune action n’avait été entreprise maintenant, aucune action n’aurait pu l’être dans le futur », a assuré M. Nétanyahou.

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a, lui, déclaré que les Etats-Unis avaient frappé l’Iran « de manière préventive » après qu’Israël a attaqué en premier et que Téhéran s’apprêtait à riposter. « Les frappes les plus fortes sont encore à venir de la part de l’armée américaine », a ajouté le secrétaire d’Etat. Il a répété que les Etats-Unis « aimeraient » voir le peuple iranien renverser son gouvernement, mais que cela n’était pas l’objectif de la guerre.

Malgré la mort de nombreux responsables iraniens, dont celle du Guide suprême, Ali Khamenei, le chef du conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, a rejeté toute négociation avec Washington et affirmé que son pays se battrait « quel que soit le prix », pour « défendre farouchement » sa « civilisation vieille de 6 000 ans ».

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Le Monde avec AFP

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