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Wahib Nacer a des nerfs d’acier. Le banquier franco-djiboutien et néanmoins suisse, a assisté, impassible, à une journée d’audience mercredi 2 avril où il a été couvert de boue par les avocats de ses anciens meilleurs amis, ses « quasi-frères ». Unique prévenu présent – il rate rarement une audience –, il s’est fait traiter de « blanchisseur », « voleur », « escroc », bien qu’il y ait une rude concurrence sur la question entre les prévenus du procès sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Les plaidoiries de la défense ont débuté lundi mais, mercredi, c’était le tour des cousins Bugshan, des milliardaires saoudiens qui sont accusés d’avoir noyé les flux de financement libyen dans la profondeur de leurs comptes bancaires, pour dissimuler les opérations de corruption. Ahmed Salem Bugshan, d’abord, qui dort sur une fortune d’un milliard et quelques, gagne 85 millions par an, d’euros ou de dollars, on ne sait pas trop, et quand on aime, à Riyad, on ne compte pas.

« C’est un homme qui vit de façon modeste, a plaidé son avocat genevois Raphaël Treuillaud, vous avez vu comment il est habillé ? » Son client, homme pieux, distribue beaucoup aux œuvres charitables, et quand on est milliardaire, « on ne fait rien soi-même, c’est la considération sociale d’un personnage comme lui, qui nourrit beaucoup de personnel et créé des emplois ». Dont une armée de comptables qui, selon lui, ne surveillaient justement pas ses comptes.

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