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Histoires Web dimanche, mars 30
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Les trois procureurs du Parquet national financier ont continué, mercredi 26 mars, à pilonner les positions de la défense, au deuxième jour des réquisitions du procès sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Le parquet a quelques cartes accablantes dans sa manche et une faiblesse, les monceaux supposés d’argent liquide que l’enquête n’a pu isoler. Le ministère public a cependant réclamé la condamnation de l’ancien chef de l’Etat pour corruption, association de malfaiteurs et financement illégal de campagne. La démonstration du parquet est lourde, charpentée, minutieuse et les avocats des treize prévenus auront fort à faire pour remonter la pente.

Il y a d’abord « un élément probatoire fondamental, a posé le procureur-adjoint Philippe Jaeglé, les carnets de Choukri Ghanem ». Dans une enquête distincte, la justice néerlandaise découvre, par hasard, dans une valise oubliée chez le gendre de Choukri Ghanem, l’ancien premier ministre libyen et ministre du pétrole, passé au Nord, et retrouvé mort à Vienne en 2012, dans le Danube et dans des circonstances suspectes. Dans son agenda, à la page du 29 avril 2007, il a noté : « A midi, j’ai déjeuné avec El Baghdadi [le premier ministre} et Bechir Saleh [le directeur de cabinet du colonel Kadhafi] à la ferme de Bechir. Bechir a parlé, disant avoir envoyé 1,50 M€ à Sarkozy quand Saïf [Al-Islam, le fils de Kadhafi] donnait 3 millions à Sarkozy. »

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