
Les trois avocats de la défense se sont confondus en remerciements, lundi 9 février, auprès de la présidente de la cour d’appel pour la qualité de ses audiences, elle qui n’a pourtant guère ménagé leurs clients. Sans rancune, ils ont même salué le parquet général, dont le réquisitoire n’a cependant pas semblé empreint d’une grande mansuétude. La cour n’est pas dupe, il s’agit évidemment, par contraste, d’accabler le rigoureux jugement du tribunal de première instance, au procès des assistants parlementaires européens du Front national (FN).
L’avocat de Nicolas Bay a été le plus sévère, en dénonçant « la caricature de justice en première instance ». Son client, eurodéputé, a été condamné, le 31 mars 2025, à douze mois de prison dont dix ans ferme, et trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire – c’est-à-dire immédiate, dès la fin de son mandat, en 2029. « Les juges de première instance ont tordu le droit, a plaidé Mᵉ Bernard Perret. Nous espérons que les travers du tribunal, les travers politiques, soient mis de côté. » Il a soulevé, comme tous ses confrères, que la base légale de la poursuite était « inapplicable aux faits de la cause » et « qu’il vous faudra beaucoup de courage, pour ordonner la relaxe pure et simple de l’ensemble des prévenus ».
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