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Histoires Web dimanche, avril 6
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« Monsieur Medjdoub a choisi le silence à cette audience. Après votre décision, il y retournera. La justice aura le dernier mot face au fanatisme et à la violence. » C’est par ces mots que l’avocat général, Nicolas Braconnay, a conclu ses réquisitions, vendredi 4 avril, avant de demander la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans, à l’encontre de Mohamed Medjdoub, jugé devant la cour d’assises spéciale de Paris pour un attentat à la bombe qui avait fait une quinzaine de blessés à Lyon, le 24 mai 2019.

Depuis l’ouverture de son procès, lundi 31 mars, l’accusé, un ancien étudiant en informatique algérien de 29 ans, n’a pas prononcé le moindre mot. Parfaitement mutique, il n’a pas gratifié la cour d’un seul regard, et ne s’est jamais levé, comme il est d’usage, à chaque reprise d’audience. Ce « choix du silence », ce « choix du mépris » à l’endroit de l’institution judiciaire est un « acte de foi le conduisant à rejeter toute autorité qui ne serait pas celle de son Dieu », a insisté le magistrat : « Il se considère supérieur à une institution qu’il juge illégitime. »

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