Au lendemain de l’opération militaire qui a tué Nemesio Oseguera, alias El Mencho, chef du cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), et provoqué de très nombreuses violences, lundi 23 février, Guadalajara ressemblait à une ville atteinte par une pandémie : commerces fermés et rues désertes. L’impression était encore renforcée par les quelques passants qui utilisaient des masques : la capitale de l’Etat de Jalisco, à 500 kilomètres à l’ouest de Mexico, est en effet, depuis quelques mois, le foyer d’une épidémie de rougeole.
Mais mardi, la vie reprenait doucement son cours et de larges files se formaient devant les banques et les caisses de supermarché. Seules quelques carcasses de voitures brûlées, évacuées par des dépanneuses, rappelaient les scènes de guerre qu’a connues la capitale du Jalisco. Les feux se sont bien éteints mais l’inquiétude est encore brûlante. « La mort d’“El Mencho” ne signifie pas la fin du cartel. C’est comme dans un tremblement de terre, après il y a toujours des répliques et on va les sentir dans les prochaines semaines ou les prochains jours, personne ne sait », estime Juan Diego Suarez, un commerçant qui rouvrait sa boutique d’informatique dans le centre de la capitale.
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