Cela semble devenir une habitude. Lorsque J. D. Vance voyage à l’étranger, il fait la leçon aux dirigeants locaux. Après les remontrances adressées aux Européens sur la liberté d’expression, lors de la conférence de Munich, en février, le vice-président américain s’est rendu au Groenland, vendredi 28 mars, territoire convoité par la Maison Blanche. Il en a profité pour attaquer le Danemark, dont dépend cette région autonome, tout en écartant sa prise unilatérale par la force.
La présence de J. D. Vance n’était pas prévue à l’origine, lors de l’annonce du déplacement de son épouse, Usha. S’agissait-il ainsi de faire diversion médiatique, après une semaine marquée à Washington par le scandale du « Signalgate » (un journaliste a été inclus par erreur dans un groupe de discussion confidentiel de hauts responsables américains consacré à des frappes contre les houthistes au Yémen) ? Le vice-président n’a guère pu s’aventurer en dehors de la base militaire américaine de Pituffik, réservée à la défense antimissile. Mais ses propos devant les soldats étaient destinés à résonner fort. Ils visaient à préciser les intentions de l’administration Trump au Groenland, alors qu’une écrasante majorité de la population locale exprime son hostilité.
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