« C’est très, très figuratif », commente, mi-figue, mi-raisin, Martin Guesnet, directeur pour l’Europe de la maison de ventes aux enchères Artcurial et fin connaisseur du marché de l’art. Il n’a pas tort, la 27e édition de la foire Art Paris, de retour au Grand Palais avec 170 galeries (le transfert de l’étriqué Grand Palais éphémère a permis de loger, facilement, 34 exposants de plus), a mis le paquet là-dessus : une section entière a été confiée à la commissaire d’exposition Amélie Adamo et au directeur du Montpellier Contemporain (MoCo), Numa Hambursin, qui a consacré en 2023 une exposition à cette tendance. Intitulée « Immortelle. Un regard sur la peinture figurative en France », elle met en valeur une trentaine d’artistes retenus parmi les choix des galeries exposantes.
Pour ceux qui ont connu les années héroïques – ou terribles, selon les points de vue –, après 1970, où les jeunes artistes désireux de pratiquer dans ce sens étaient fortement encouragés à se tourner vers la bande dessinée ou à s’exiler (en France, contrairement au reste du monde, la chose était si mal vue dans les écoles d’art et les institutions qu’on se sentait mieux à Berlin), il y a un parfum de revanche.
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