Il n’y avait, dans son ton, ni l’ombre d’un doute ni l’aveu d’une faiblesse. Depuis l’abbaye des Vaux-de-Cernay, au cœur de la vallée de Chevreuse (Yvelines), où se tenait, vendredi 27 mars, le sommet des ministres des affaires étrangères des pays du G7, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, est apparu, devant ses pairs, sûr de lui. Confiant. Persuadé que les Etats-Unis allaient bientôt atteindre leurs objectifs militaires dans la guerre en Iran qui s’étire maintenant depuis un mois.
« Ce n’est pas un conflit qui va se prolonger », a-t-il assuré devant les journalistes peu avant son vol retour vers Washington, espérant faire mentir les analystes qui décrivent l’opération militaire, déclenchée main dans la main avec Israël, comme un potentiel bourbier, ravivant le trauma de la guerre du Vietnam, de l’Afghanistan ou de l’Irak.
La conclusion de cette opération militaire serait l’affaire de « deux semaines », avance le chef de la diplomatie américaine, qui tâche de gommer l’image inquiétante d’une improvisation stratégique alimentée par les discours erratiques de Donald Trump. Le président américain a évoqué, un temps, le dessein, jugé irréaliste en Europe, de renverser le régime théocratique à Téhéran, avant de changer plusieurs fois de version.
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