
Il a choisi le parti pris de la marge plutôt que celui du centre, le détail plutôt que le spectacle… Depuis les années 1960, Guido Guidi laisse aller son regard vers ce que tous négligent : un triangle de lumière dans une pièce nue, une humble façade, l’herbe folle des banlieues, une poutre charbonneuse, le sable d’un chantier.
Avec ces choses de peu, le photographe italien, âgé de 85 ans, compose des images évidentes et pures qui rendent sa noblesse à tout ce que l’on ne sait d’ordinaire regarder. Une belle sélection d’entre elles se déploie au BAL, à Paris, en 18 séquences photographiques conçues par l’artiste lui-même, en collaboration avec le Museo nazionale delle arti del XXI secolo (MAXXI), qui, à Rome, les a dévoilées cet hiver.
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