
Les épargnants attirés par la dynamique boursière – 39 % de la collecte est désormais captée par des supports en unités de compte (UC) au capital non garanti –, mais peu enclins à effectuer les arbitrages qu’elle exige, sont nombreux à se tourner vers les gestions profilées pilotées (GPP).
Affichant des performances fort variables selon les réseaux et les modules proposés, elles ont été dopées en 2025 par la bonne tenue des marchés financiers. A la Macif, par exemple, l’offre Solidaire a rapporté respectivement 4,36 %, 6,08 % et 7,09 % dans ses versions « prudente », « équilibre » et « dynamique ».
Partageant un socle réglementaire commun, toutes les GPP se déclinent au minimum dans ces trois formats qui, afin d’amortir les à-coups boursiers, à la baisse comme à la hausse, intègrent tous une proportion de supports à faible risque (avec un indicateur de volatilité, le SRI, inférieur ou égal à 2) de 50 % pour le profil « prudent », de 30 % pour l’« équilibre » et de 20 % pour le « dynamique » (respectivement 30 %, 20 % et 10 % si l’horizon d’investissement dépasse dix ans). Les GPP « équilibrées » ou « dynamiques » contiennent par ailleurs une quote-part incompressible d’actifs non cotés, de respectivement 4 % et 8 %.
A géométrie variable
Partant de cette base, les gestions « clés en main » recouvrent une réalité financière à géométrie fort variable, où des offres profilées standardisées (composées de fonds – et de fonds de fonds – au rapport rendement-coût souvent médiocre) côtoient des gestions « mandatées », promues en général sur Internet, au pilotage plus affiné, confiées par l’assureur à une équipe spécialisée ou à des partenaires extérieurs de renom (Lazard Frères Gestion, Edmond de Rothschild AM, Carmignac, etc.).
« En 2025, nos gestions conseillées par Sycomore AM ont rapporté 4,9 % en profil défensif, 7,9 % en équilibré et 9,5 % en dynamique », indique BoursoBank. Ce courtier en ligne, comme d’autres, contribue à tirer vers le bas des frais de gestion, qui, si l’on se concentre sur ceux propres aux fonds retenus dans les allocations d’actifs, « peuvent s’échelonner entre 0,20 % et 3,50 % par an », relève le site d’information Good Value for Money (GVfM). Ayant passé au crible plusieurs centaines d’offres déléguées, GVfM constate ainsi que, pour la période 2018-2024, la performance moyenne annuelle, nette de tous frais, atteint 2,20 % en version « prudente », 2,69 % en « équilibrée » et 3,79 % en « offensive ».










