
Les syndicats et le patronat sont prévenus. Si la négociation qu’ils ont lancée sur les ruptures conventionnelles échoue, le gouvernement leur subtilisera, une fois de plus, les rênes de l’assurance-chômage. Alors qu’une nouvelle séance de discussions devait avoir lieu mercredi 11 février, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, a, quelques jours avant ce rendez-vous, rappelé les attentes de l’exécutif. Dans un entretien au quotidien Le Figaro daté du 7-8 février, il a confirmé que les pourparlers doivent déboucher sur un accord permettant d’économiser « au moins » 400 millions d’euros par an dans le système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Des tractations infructueuses constitueraient une « déception » pour lui, a-t-il déclaré. Surtout, elles amèneraient le pouvoir en place à reprendre le dossier en main, avec une feuille de route peut-être plus rude concernant les coupes dans les dépenses.
Ainsi va la vie à l’assurance-chômage. Sous le regard sourcilleux de l’Etat, les organisations de salariés et d’employeurs, qui sont censées piloter le régime par le biais de l’association paritaire Unédic, revisitent les conditions dans lesquelles une allocation est attribuée aux personnes privées d’activité à la suite d’une rupture conventionnelle (dispositif par lequel un travailleur et son patron mettent fin à leur relation par consentement mutuel). Les acteurs en présence se retrouvent autour d’une table, alors que le dernier accord conclu sur la prise en charge des chômeurs ne date que de novembre 2024 et qu’il n’est pas encore pleinement entré en vigueur.
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