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Bonjour à tous les deux,

Les éventuelles alliances de second tour à gauche sont, en effet, devenues un des enjeux de ces élections municipales, car les relations entre le PS et LFI ont atteint des sommets de tension.

La France insoumise a donné ces derniers jours ses conditions pour des fusions – dont le Parti socialiste (PS) ne veut pas entendre parler – entre listes de gauche pour le second tour des municipales, excluant toutefois tout désistement. Dimanche, le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, avait déjà appelé à « un front antifasciste » et à des « fusions techniques » des listes de gauche au second tour, pour empêcher la victoire de candidats de la droite et du Rassemblement national.

Ces fusions entre les deux tours avec les autres listes de gauche se feraient sans accord programmatique et obligation de gérer la commune ensemble, précise LFI. Un moyen pour le parti d’obtenir des postes de conseillers municipaux tout en restant dans l’opposition.

LFI prévient, par ailleurs, dans un communiqué publié lundi, qu’elle s’opposera à « toute alliance avec des candidats macronistes ou de droite » et réaffirme sa « solidarité avec le mouvement antifasciste face aux tentatives de criminalisation ».

De son côté, le PS avait conditionné le mois dernier de « rares » rapprochements avec les « insoumis » pour le second tour à des « clarifications de leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique », après le mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon.

Les candidats « insoumis » réaffirmeront leur « engagement commun à agir contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, d’islamophobie et de toute forme de discrimination qui fracturent le peuple français, tout comme le refus de toute instrumentalisation par nos adversaires politiques », précise LFI.

Une réponse au PS, qui avait dénoncé la semaine dernière dans un communiqué, les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon, après les récentes polémiques autour de la manière qu’a eu le leader « insoumis » de prononcer les patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ».

Le PS avait appelé « localement les militantes et les militants “insoumis” à se désolidariser clairement et pleinement de ces propos » et les électeurs de LFI à voter pour les « listes de rassemblement de la gauche ».

Les socialistes ont déjà appelé au « désistement » de la liste de gauche qui arriverait derrière en cas de risque de victoire du Rassemblement national, comme ça pourrait être le cas notamment à Marseille. Mais pour les « insoumis », cela générerait « une démobilisation dangereuse pour le second tour et reviendrait en outre à priver les électrices et les électeurs des listes de premier tour de toute représentation au sein du futur conseil municipal ».

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