Meilleures Actions
Histoires Web vendredi, avril 4
Bulletin

Alors que le bilan du séisme d’une magnitude de 7,7 qui a frappé la Birmanie, le 28 mars, a dépassé les 3 000 morts, un expert étranger d’une grande agence internationale qui s’est rendu à Mandalay dimanche et lundi décrit au Monde, sous le couvert de l’anonymat, une situation très contrastée. Si la partie orientale de la ville de 1,6 million d’habitants est très peu touchée, dans le nord-ouest de Mandalay, entre le palais royal et le fleuve Irrawaddy, les dégâts sont beaucoup plus importants – des immeubles de huit étages sont notamment réduits à des tas de gravats.

La ville n’est pas paralysée : « Dans toute la partie est de la ville, les restaurants, les magasins, même les salons de beauté rouvrent. Les gens doivent travailler. Les grands marchés couverts sont fermés pour des inspections, mais, dans la rue, on voit des étals de nourriture, de vêtements, de fleurs. Ce n’est pas une ville à genoux », explique-t-il.

Des milliers de déplacés sont installés le long des douves du palais royal, où des équipes de bénévoles distribuent continuellement de l’eau et des repas dans des barquettes. La réponse citoyenne au séisme a été majeure. « On croise des dizaines de convois venant de Rangoun, avec des banderoles indiquant “donations” – en provenance de banques, d’entreprises, de monastères, détaille l’expert étranger. Devant l’hôpital, on peut voir des dizaines d’ambulances toutes différentes, car elles appartiennent à toutes sortes d’organisations caritatives. »

Il vous reste 75.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
© 2025 Mahalsa France. Tous droits réservés.