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Dans sa campagne orchestrée contre « la tyrannie des juges », selon ses propres mots, Marine Le Pen aura au moins réussi à rassembler contre elle tous les professionnels de l’institution judiciaire. La situation a été jugée suffisamment grave pour que magistrats et avocats se retrouvent parfaitement alignés sur la même position pour dénoncer les atteintes à l’indépendance de la justice et les menaces proférées contre les magistrats.

Même Gérald Darmanin, qui avait pourtant déclaré en novembre 2024, au moment du réquisitoire de l’affaire, qu’il « serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible et ainsi ne puisse pas se présenter devant le suffrage des Français », est venu cette fois en soutien des magistrats. « Dans un Etat de droit démocratique, la critique d’une décision de justice ne peut en aucun cas s’exprimer par des menaces formulées à l’égard des magistrats », a déclaré l’actuel garde des sceaux.

Dès lundi soir 31 mars, sur TF1, à la suite de sa condamnation, Marine Le Pen a lancé la contre-offensive médiatique en dénonçant une « décision politique » et en accusant le tribunal correctionnel de Paris de « l’empêcher de pouvoir être élue présidente de la République ». Puis, pendant vingt-quatre heures, les élus du Rassemblement national (RN) se sont succédé sur les plateaux de télévision et de radio pour relayer les mêmes éléments de langage qui avaient été minutieusement préparés. Parallèlement, sur les réseaux sociaux, la présidente du tribunal correctionnel, Bénédicte de Perthuis, a été la cible de l’extrême droite, subissant insultes et menaces. Des photos d’elle ont été publiées et détournées et son adresse personnelle diffusée.

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