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Apollon et Artémis avaient beau être jumeaux dans les récits de la mythologie grecque, les programmes lunaires homonymes lancés par la NASA à presque six décennies d’écart n’avaient, au départ, pas grand-chose en commun. L’un devait montrer au monde qu’il était possible de poser des hommes sur la Lune, l’autre que l’on pourra y rester. Apollo, décidé au début de la guerre froide, a été une course de vitesse motivée par la confrontation avec le modèle soviétique. Artemis, lui, devait être une course de fond contrainte par des budgets limités et un modèle durable d’exploration.

Ce constat, qui a conditionné l’ensemble des choix d’architecture du programme Artemis depuis 2019, a complètement volé en éclats ces derniers mois, devant les progrès significatifs enregistrés par le programme lunaire chinois depuis l’été 2025. Décrivant la nécessité de hâter le retour des Américains sur la Lune face au « grand rival », dont il prend soin de ne jamais citer le nom, le nouveau patron de la NASA, Jared Isaacman, a annoncé de profonds changements dans les futures missions lunaires.

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