C’est un moment charnière pour la surveillance des pollens en France. Alors que le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), une association chargée depuis trente ans de produire des bulletins polliniques et des alertes, a été placé en liquidation judiciaire, le 26 mars, un nouvel indice pollen est mis en place, mercredi 2 avril, par Atmo France, qui fédère les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) sur le territoire français.
Le RNSA, lui, a publié son dernier bulletin le 21 mars, annonçant la fin de la floraison des noisetiers et l’arrivée des pollens de bouleau, très allergisants, « vers la fin du mois de mars et en avril ». Depuis, la carte exposant le risque par département pour vingt types de pollens est muette, laissant les très nombreuses personnes souffrant d’allergies aux pollens – environ 30 % de la population française – sans indication sur le risque allergique qu’ils encourent. Une information pourtant nécessaire pour commencer son traitement ou bien prendre des mesures plus drastiques pour se protéger de ces particules, parfois microscopiques, pouvant pénétrer jusque dans les bronches et provoquer des crises d’asthme dans les cas les plus graves.
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