En cet après-midi de mars, sur le campus ensoleillé de Stanford, avec ses chênes et ses eucalyptus au cœur de la Silicon Valley, un calme propice à la concentration règne. Aucun son ne sort du département d’économie de la prestigieuse université californienne. C’est là que nous reçoit dans son bureau, devant un tableau griffonné de formules mathématiques, Adrien Bilal, professeur assistant d’économie et lauréat du Prix du jeune économiste 2026, âgé de 35 ans. Hors du monde et dans le monde.
Hors du monde, car dans son département universitaire plongé dans une quiétude studieuse, il est coupé du tumulte du moment et entend y rester : en ces temps de trumpisme, conflits et tensions commerciales, le jeune économiste ne parlera pas de politique américaine. Mais il est dans le monde, aussi, car ses travaux traitent de sujets décisifs, à commencer par le réchauffement climatique.
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