De Charybde en Scylla ? L’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, conclu le 27 juillet 2025, sur le complexe de golf écossais de Donald Trump, avait été largement vécu, sur le Vieux Continent, comme une humiliation collective. L’invalidation, vendredi 20 février, par la Cour suprême américaine d’une série de nouveaux droits de douane imposés par Washington à ses partenaires commerciaux pourrait valoir aux Vingt-sept un traitement encore plus dur.
Dans ce contexte, lundi 23 février, le Parlement européen a décidé qu’il était urgent d’attendre, avant de ratifier le texte signé l’été dernier par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, et le chef de l’Etat américain. « La situation est plus incertaine que jamais », a expliqué, dans la foulée, le président de la commission du commerce international au Parlement européen, Bernd Lange. Qui plus est, poursuit l’eurodéputé allemand (SPD), les importations européennes Outre-Atlantique pourraient être « sujettes à des taxes excédant le seuil de 15 % », inscrit dans l’accord de Turnberry.
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