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Accident de trains en Espagne : ce que l’on sait

Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse a fait au moins 39 morts et 123 blessés dans le sud de l’Espagne, dimanche 18 janvier, selon le dernier bilan du ministère de l’intérieur espagnol. Lundi à la mi-journée, 48 blessés étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, selon les services d’urgence.

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« Les dernières voitures d’un train » de la compagnie Iryo « ont déraillé » près d’Adamuz à 19 h 45, entrant en collision avec les voitures de tête d’un train de la compagnie Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente, a expliqué le ministre des transports espagnol, Oscar Puente.

En début d’après-midi, des engins doivent soulever les voitures renversées, ce qui pourrait faire évoluer le bilan, selon le président du gouvernement régional d’Andalousie, Juanma Moreno. « Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes mortes soient découvertes sous les amas de ferraille. L’objectif est d’identifier les victimes au plus vite », a-t-il souligné.

Le ministre des transports a évoqué un accident « extrêmement étrange ». « Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasi neuf, un événement de cette nature puisse se produire ? », s’est interrogé au cours de la nuit Oscar Puente.

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« L’erreur humaine est pratiquement écartée », a assuré de son côté le président de la Renfe, Alvaro Fernandez Heredia. « Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure », a-t-il estimé. Sur cette portion de voie ferrée, en ligne droite, limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.

Des passagers victimes du déraillement de train meurtrier reçoivent des soins à la Caseta Municipal de la ville d’Adamuz, près de Cordoue (Espagne), le 18 janvier 2026.

« Pour l’instant la Guardia Civil se concentre sur l’identification des victimes et le travail de criminalistique. A ce stade, l’enquête, elle, est menée par la commission d’enquête sur les accidents ferroviaires », a déclaré une porte-parole de la Guardia Civil.

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui a évoqué « une nuit de profonde douleur », a annulé tous ses rendez-vous prévus pour lundi afin de se rendre sur place, où il est attendu dans la journée, tout comme le ministre des transports. La famille royale espagnole devrait, de son côté, se rendre à proximité des lieux de l’accident mardi.

Le Monde avec AFP

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