Le 3 décembre, le très attendu Mektoub my Love : canto due d’Abdellatif Kechiche sort en salle. Un événement, puisque le long-métrage a été tourné en 2016, en même temps que les deux premiers volets de cette trilogie, Mektoub my Love : canto uno (2017) et Mektoub my Love : intermezzo (2019). Les films se déroulent dans les années 1990 et suivent le parcours d’Amin, jeune homme doux racontant son éducation sentimentale et la naissance de son désir de faire du cinéma.
Présenté en 2017 à la Mostra de Venise, Canto uno ravit la presse. A sa sortie, en mars 2018, Mathieu Macheret, critique de cinéma au Monde, le compare à « une profession d’art poétique ». Mais, deux ans plus tard, le deuxième volet, Intermezzo, fait scandale au Festival de Cannes où il est projeté en Sélection officielle.
Au sujet de cette fresque se déroulant principalement dans une boîte de nuit le temps d’une longue fête, Véronique Cauhapé, également du service Cinéma, évoque « trois heures et demie, dont trois d’un ennui accablant ». Elle dénonce le regard très sexué du cinéaste sur le corps de ses actrices. Se sentant trahie par le réalisateur pour avoir montré des images d’elle trop crues, l’actrice principale, Ophélie Bau, sort d’ailleurs de la salle pendant la projection cannoise. Le film, par ailleurs trop gourmand en termes de droits d’auteur liés à une intense utilisation de musiques pour être diffusé en salle, n’a finalement été vu que par les accrédités cannois.
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