Situé dans la partie ancienne de Sarcelles (Val-d’Oise), une zone pavillonnaire au charme de guingois dont l’atmosphère tranche avec celle du célèbre grand ensemble qui lui a volé la vedette à partir des années 1960, le parc du Cèdre-Bleu doit son nom au cèdre du Liban qui trône derrière ses grilles. Longtemps resté refermé sur lui-même, ce domaine de 8 hectares abritait un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), destiné aux anciens employés de la Ville de Paris, dans l’enceinte d’un bâtiment du XIXe siècle qui réunissait une chapelle et un dispensaire.
Ce même bâtiment en pierre blanche, dont l’esthétique, très simple, pourrait être qualifiée de « néogothique ripoliné », vient d’être reconverti en maison des arts, de la culture et des associations. C’est le premier volet d’une opération de régénération urbaine qui cristallise beaucoup d’espoirs au sein de l’équipe municipale. Quand la ville a récupéré le terrain, en 2015, c’était avec l’idée d’y faire fleurir un écoquartier susceptible d’attirer une population relativement aisée au regard des standards locaux. A Sarcelles, aujourd’hui, 35 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, le revenu moyen annuel est de 17 000 euros et le parc social représente 58 % des logements.
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