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Histoires Web vendredi, février 13
A Lyon, un homme de 23 ans, proche du collectif identitaire Némésis, grièvement blessé ; le parquet ouvre une enquête pour « violences aggravées »

Le parquet de Lyon a annoncé, vendredi 13 février, l’ouverture d’une enquête pour « violences aggravées » après qu’un jeune homme de 23 ans a été hospitalisé jeudi dans un état grave. Selon le parquet, jeudi, « vers 19 h 40, les services de police [ont été] appelés à intervenir à Lyon [dans le] 5e [arrondissement] à la suite de la prise en charge par les secours d’un homme dont le pronostic vital était engagé et qui a été hospitalisé ».

« A ce stade, le contexte et les circonstances de ces faits doivent être déterminés », a précisé le parquet dans ce communiqué, ajoutant que l’enquête a été confiée à la direction interrégionale de la police. Une source proche de l’enquête a précisé auprès de l’Agence France-Presse que le jeune homme a notamment été atteint de plusieurs coups de couteau et que des organes vitaux ont été touchés.

Dans un communiqué, l’avocat du jeune homme et de sa famille, Fabien Rajon, a fait savoir que la victime « se trouve dans un état désespéré ». L’avocat rejette « la thèse de la simple “rixe” entre deux groupes rivaux ». « Il s’agirait plutôt d’un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus, en surnombre et armés, qui se seraient acharnés sur la victime isolée », a-t-il affirmé.

Le collectif identitaire Némésis, dont la victime est proche, affirme pour sa part qu’il a été agressé par des militants antifascistes. Selon la présidente du Collectif Némésis, Alice Cordier, le jeune homme « était venu assurer la sécurité » de quelques militantes du groupe, rassemblées devant l’institut d’études politiques (IEP) de Lyon pour protester contre une conférence que devait tenir l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan.

Toujours selon Mme Cordier, les membres de Némésis ont alors été « pris à partie » par des militants antifascistes, puis il y a eu une « altercation violente » lors de laquelle le jeune homme de 23 ans « a reçu plusieurs coups à la tête, notamment des coups avec des poings américains ». Accompagnée par un ami d’une vingtaine d’années, légèrement blessé pour sa part, la victime a marché un peu « pour se mettre à l’abri » avant d’être prise en charge par les pompiers, a-t-elle ajouté.

Mme Hassan a dit condamner « fermement » des « faits extrêmement graves et inacceptables », dans un message posté sur X. « Le seul et l’unique service d’ordre avec lequel je collabore et qui m’accompagne est celui de La France insoumise, qui n’a jamais recours à la violence et qui n’est en aucun cas impliqué dans ces affrontements  », a-t-elle ajouté.

Philippe Baptiste dénonce une « folie furieuse »

Dans un message posté sur X, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste, a déploré « la folie furieuse qui s’est déchaînée alors que se tenait une conférence de Rima Hassan à l’IEP de Lyon ». « Certaines personnes veulent transformer le débat d’idées en guerre ouverte. Les conséquences de leur irresponsabilité sont dramatiques », a-t-il fustigé, appelant au « plus grand calme ».

Le maire (écologiste) de Lyon, Grégory Doucet, a condamné « avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence qui s’est déroulée hier à Lyon. Rien ne peut justifier de tels affrontements », a-t-il dit dans un communiqué. La députée « insoumise » et candidate à la mairie de Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi, a, elle, évoqué des « violences graves (…) à la suite de tensions entre des militants d’extrême droite et des militants d’extrême gauche », ajoutant que « La France insoumise condamne sans ambiguïté toute violence physique, comme elle l’a toujours fait ».

Le Monde avec AFP

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