Quelques jours avant son concert, qui se tenait jeudi 13 février à guichets fermés à l’Olympia, à Paris, DJ Kore se demandait comment il allait faire rentrer tous ses invités dans les coulisses. Il faut dire que ce producteur hip-hop a été généreux avec son public, venu fêter en famille le 20ᵉ anniversaire des compilations Raï’n’B Fever. Sorties au nombre de quatre, entre 2004 et 2011, l’artiste y mélangeait la musique des cabarets oranais au R’n’B des discothèques américaines et françaises, cherchant le bon équilibre entre une musique orientale et un chant occidental, et vice versa. Alors qu’il publie, le 14 février, Raï’n’B Part 1, la première partie d’une nouvelle série d’EP où le producteur poursuit ses expérimentations et ses croisements, Kore, 45 ans, juché sur l’estrade d’un DJ, joue les maîtres de cérémonie.
Il fait défiler sur scène les stars du rap, le Belge Hamza, le terrible Fianso, puis, en fin de concert, son acolyte Lacrim. Tout au long de la soirée, il invite aussi les grands noms du raï d’hier et d’aujourd’hui, de Zahouania, 65 ans, dans sa robe traditionnelle rose pâle et à paillettes, à Cheb Bilal, en passant par les plus récents Djam et Timoh, Cheba Maria.
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