Huma Bhabha est aujourd’hui une artiste reconnue. Née en 1962 à Karachi, au Pakistan, d’une mère artiste, établie en 1981 aux Etats-Unis, diplômée de Columbia en 1989, elle vit à proximité de New York. Son œuvre est largement montrée depuis une dizaine d’années. En France, ce fut à Montpellier, au MoCo, en 2023 et, aujourd’hui à Paris, à l’Institut Giacometti, exposition présentée en 2025 au Barbican Center, à Londres, qui confrontait déjà les deux artistes. Confrontation attendue : Huma Bhabha a souvent dit combien Auguste Rodin (1840-1917) et Alberto Giacometti (1901-1966) comptent pour elle.
Le corps et le visage humains sont, pour elle comme pour eux, des sujets constants, qu’elle fait apparaître par la sculpture, la peinture, le collage et des installations éphémères photographiées. Ces modes de création, qu’elle pratique de manière complémentaire depuis ses débuts, sont ici tous présents, en dépit de l’exiguïté des lieux. Conformément aux habitudes de la maison, ils voisinent avec des Giacometti sortis des réserves de la fondation : sculptures, dessins et photographies de pièces placées par l’artiste dans une cour ou sur un chemin de campagne pour voir comment elles tenaient hors de l’atelier et de la galerie.
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