Meilleures Actions

Pour la première fois depuis qu’elle a été prise, en janvier 2025, par la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) soutenue par le Rwanda voisin, Goma a été la cible d’attaques de drones aux premières heures de mercredi 11 mars. Au moins deux appareils ont frappé la capitale régionale du Nord-Kivu, peuplée d’1 à 2 millions d’habitants, située aux confins orientaux de la République démocratique du Congo (RDC).

Au total, trois personnes auraient été tuées dans ces frappes, d’après le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka. Parmi elles, une « humanitaire française de l’Unicef [Fonds des Nations unies pour l’enfance] », a annoncé, sur X, le président français Emmanuel Macron. Elle serait morte dans le bombardement de son domicile.

Goma, frontalière du Rwanda, était passée sous le contrôle de la rébellion à l’issue d’une attaque éclair coordonnée, commandée et conduite en grande partie par des militaires rwandais, aux côtés des hommes de l’AFC/M23, selon les conclusions des experts des Nations unies. Les forces armées congolaises (FARDC) avaient fui la ville, que la présence massive de plusieurs milliers d’hommes armés (casques bleus, contingents sud-africains, sociétés militaires privées étrangères, milices locales…) n’était pas parvenue à défendre. Goma avait ensuite été épargnée par les combats qui gagnaient, en revanche, le Sud-Kivu. Mi-février 2025, Bukavu, la capitale régionale, passait sous le contrôle des rebelles.

Il vous reste 74.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.