
A la Berlinale, les personnages se font la malle. Sur les écrans, beaucoup de personnages en transit, ou en partance. Même ceux qui ont un toit n’arrivent pas à prendre racine, sans compter les millions de personnes qui se retrouvent sur les routes de l’exil. Toutes les situations ne sont évidemment pas comparables et les œuvres dessinent comme une frontière entre une partie de l’Occident encore protégée, et des pans entiers du globe exposés aux guerres, aux dictatures, avec leurs populations déplacées…
A mi-parcours de la 76e édition de la Berlinale, qui a lieu jusqu’au 22 février, on ne peut que déplorer une compétition très moyenne, avec des récits balisés, prévisibles, mais une chose est sûre : les récits d’errance, mentale ou physique, défilent jour après jours sous nos yeux, toutes sections confondues. On ne compte plus les longs-métrages avec leurs protagonistes en quête de refuge : certains fuient leurs habitations, lesquelles ravivent des blessures, d’autres se voient chassés de chez eux…
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