Si tous les regards sont tournés vers l’Iran, le monde de l’énergie n’a pas complètement oublié le Venezuela. La chaude réception à laquelle a eu droit la Prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, lors de son intervention à la Ceraweek, la grand-messe du secteur organisée à Houston (Texas) par S&P Global du lundi 22 au vendredi 27 mars, est venue rappeler le bouleversement géopolitique et énergétique que traverse le pays. L’opposante au régime chaviste a reçu une ovation de la part du public, composé en grande partie de membres de l’industrie pétrolière, et l’a bien rendue avec un message principal : le Venezuela, qui possède les plus grandes réserves mondiales, se prépare à les accueillir à bras ouverts.
« Pendant des décennies, tout ce potentiel est resté inexploité, bloqué par l’idéologie et la corruption : cette période touche à sa fin, une nouvelle ère s’ouvre, a-t-elle lancé. Aujourd’hui, le pays produit à peine 1 million de barils environ par jour, soit moins d’un tiers de ce qu’il produisait il y a vingt-cinq ans, et seulement une fraction de ce que nous pourrons de nouveau atteindre avec un environnement d’investissement adapté. » L’objectif fixé est une production supérieure à 5 millions de barils par jour, ce qui placerait le pays dans le top 5 mondial, moyennant l’injection de 150 milliards de dollars (129 milliards d’euros) d’investissements privés sur dix ans.
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