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Histoires Web dimanche, novembre 30
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Un millier de personnes ont marché dimanche 30 novembre dans le plus grand silence dans les rues de Crémieu, dans le nord de l’Isère, en hommage à Zaïa  Binet, tuée le 19 novembre, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

« C’est encore plus difficile de faire un deuil quand on sait que c’est ça », un féminicide), confiait Amandine Rosset, amie de Zaïa, défilant derrière une banderole géante évoquant « la lumière » qu’irradiait la jeune femme. « On se rend compte, on se dit toujours que ça n’arrive qu’aux autres. Et puis là, quand ça nous touche personnellement, on a vraiment tous envie d’être unis pour cette cause », ajoute-t-elle.

Le corps de la femme âgée de 27 ans avait été découvert calciné, le 19 novembre, dans une voiture en feu, à Saint-Marcel-Bel-Accueil, au sud-est de Lyon. Zaïa travaillait comme aide soignante dans un Ephad. Son compagnon a été mis en examen et a partiellement reconnu les faits.

« Ce genre de décès dépasse l’entendement. Donc oui, un phénomène de colère. Oui, la volonté que justice soit faite. Et puis au-delà de ça, on sait que le nombre de violences faites aux femmes a considérablement augmenté depuis 2020. Et il est temps de prendre des mesures concrètes », a déclaré Isabelle Flores, maire de Crémieu. « Merci d’avoir été présents à chacun. Merci beaucoup », a lancé la mère de Zaïa, Myriam Binet.

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Chaque jour, en France, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal, un chiffre en hausse sur un an, selon les données de 2024 de la mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) publiées le 20 novembre, quelques jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, qui a eu lieu mardi.

Quelque 50 000 femmes et filles ont été tuées par un proche en 2024, soit toujours une toutes les dix minutes, selon des chiffres de l’ONU qui déplore l’absence de « véritable progrès » dans la lutte contre les féminicides.

L’an dernier, 83 000 femmes et filles ont été tuées de manière intentionnelle dans le monde, dont 60 % par un partenaire intime ou un membre de leur famille, selon ce rapport d’ONU Femmes et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, publié lundi.

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Le Monde avec AFP

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