Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars, peu après minuit, la base britannique d’Akrotiri, dans le sud de l’île de Chypre, a été réveillée en sursaut. Un drone de type Shahed, de fabrication iranienne, a atterri sur une piste de la zone militaire, qui est restée propriété britannique depuis l’indépendance de Chypre en 1960, et où plus de 3 500 personnes vivent et travaillent. L’incident n’a fait aucune victime et seuls des dégâts matériels légers ont été recensés par les autorités chypriotes. « Nous avons juste pensé à partir très vite, nous avions peur et nous n’avions aucune information », a expliqué Irini, une jeune habitante du village d’Akrotiri, désormais devenu désert, sur la chaîne de télévision chypriote RIK.
Lundi en milieu de journée, deux autres drones ont survolé le ciel chypriote, provoquant l’évacuation de l’aéroport de Paphos, des écoles et de plusieurs localités. Les autorités chypriotes ont réussi à les intercepter à temps. D’après les médias locaux, les drones ont probablement été tirés depuis le Liban. « Je suis conscient que les récents événements impliquant des drones (…) ont suscité des inquiétudes au sein de vos communautés. Je tiens à vous assurer que nous estimons actuellement que la menace pesant sur l’est de Chypre est faible », a tenté de rassurer le commandant militaire des bases britanniques, Neil Cripps.
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