Ici, les vieilles guimbardes peuvent continuer à enfumer les rues sans crainte. Si une zone à faibles émissions (ZFE) a bien été mise en place dans le centre d’Angers le 1er janvier, conformément à la loi, aucun contrôle n’est effectué depuis pour s’assurer que les véhicules concernés – ceux qui ont été mis en service avant 1996, soit 2 % du parc automobile – restent bien en dehors de la zone d’exclusion. Leurs propriétaires sont d’autant moins inquiets qu’il existe une foule d’exceptions pour les ambulanciers, déménageurs, associations de bienfaisance, bennes à ordures et autres véhicules de collection, parmi cette flotte de 4 000 vieilles voitures non éligibles aux vignettes Crit’Air.
Le maire (Horizons) d’Angers et ancien ministre de la transition écologique (2022-2024), Christophe Béchu, ne s’en cache pas. « A Angers, on est déjà sur des normes de qualité de l’air qui sont très en dessous des normes nationales et européennes. Et on est dans les temps de passage pour respecter, à la fin de l’année 2030, les normes très ambitieuses de l’Organisation mondiale de la santé. Avec notre ZFE, il y a un cadre qui est posé, et le jour où les seuils seront dépassés, il y aura des contrôles et il y aura des PV. » Une perspective qui paraît tellement lointaine à la municipalité qu’il dirige qu’aucun montant n’a même été imaginé pour ces procès-verbaux.
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