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La metteuse en scène Marjorie Nakache n’a jamais eu peur de relever des défis. Que ce soit pour maintenir à flot, contre vents et marées, le Studio Théâtre de Stains (STS), en Seine-Saint-Denis, qu’elle a cofondé avec Xavier Marcheschi en 1984 et qu’elle codirige, depuis des années, avec Kamel Ouarti. Ou pour adapter sur les planches de grands noms de la littérature française, comme Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) ou Victor Hugo (1802-1885). Elle n’a pas hésité non plus à se lancer dans l’aventure quand il s’est agi de cocréer à Pékin, avec des artistes chinois, le spectacle Le Poisson étoile tiré d’un best-seller de l’autrice Zhou Xiaofeng, Star Fish (2019).

Lire le récit (en 2024) : Article réservé à nos abonnés Entre Pékin et Stains, le fabuleux destin du « Poisson étoile »

Avec sa nouvelle création, L’Oiseau bleu, dont la première a eu lieu jeudi 19 mars au STS, Marjorie Nakache s’est lancé un nouveau défi : adapter, avec des moyens restreints et une petite équipe d’une dizaine de personnes, l’une des œuvres phares de l’écrivain et dramaturge belge Maurice Maeterlinck (1862-1949), Prix Nobel de littérature en 1911. Ecrite en 1908, cette « féerie philosophique » ambitieuse, en six actes et douze tableaux, a été créée en septembre de la même année au Théâtre d’art de Moscou de Constantin Stanislavski (1863-1938), avec une abondance de décors, de costumes et d’interprètes. La première française en a été donnée en mars 1911, à Paris dans son théâtre, par Réjane (1856-1920).

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