Une nuée de drones en provenance d’Irak s’est avancée, lundi 30 mars, à l’aube, vers plusieurs bases situées dans l’est de la Syrie. Cette « vaste attaque », que l’armée syrienne dit avoir déjouée, est le dernier acte d’un harcèlement devenu quasi quotidien par les milices chiites irakiennes affiliées à l’Iran. Parmi leurs cibles, il y a eu la base américaine de Qasrak, dans le Nord-Est syrien, ou encore celle d’Al-Tanf, dans le sud-est du pays, que les soldats américains avaient évacuée et remise aux forces gouvernementales syriennes, en février.
Le vice-ministre de la défense syrien, Sepan Hamo, récemment nommé à ce poste dans le cadre de l’accord d’intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS, à dominante kurde) à l’Etat syrien, avait appelé, le 23 mars, les autorités irakiennes à la « responsabilité » pour « empêcher la répétition d’attaques qui menacent [la] stabilité [du pays] ». Ces dernières, sous la pression américaine, avaient procédé à l’arrestation de quatre personnes.
La politique d’équilibrisme que le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, tente de maintenir dans le conflit qui oppose l’Iran et ses alliés – le Hezbollah libanais et les milices chiites irakiennes – à Israël et aux Etats-Unis est mise à rude épreuve alors que la guerre s’installe dans la durée. De Berlin, où il a rencontré, lundi 30 mars, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président syrien a de nouveau dit « rejeter fermement toute tentative pour tourner [la] région en un terrain de bataille afin de marquer des points ».
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