Les boulangeries sont, une fois de plus, au cœur d’un débat sur l’assouplissement du code du travail. Mercredi 1er avril, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale doit examiner une proposition de loi dont le but est de permettre à cette catégorie de commerces d’ouvrir sept jours sur sept. Défendu par Jean-Marie Fiévet, député (Renaissance) des Deux-Sèvres, le texte divise la profession tout en suscitant l’hostilité des élus de gauche siégeant au Palais-Bourbon.
Cette initiative entend mettre fin à un régime « à deux vitesses », selon l’exposé des motifs de la proposition de loi. Actuellement, la réglementation n’interdit pas, par principe, aux boulangers d’accueillir des clients continûment, du lundi au dimanche. Cependant, les préfets peuvent prendre un arrêté, sur la base d’accords conclus par les acteurs sociaux à l’échelon local, pour imposer un jour de fermeture par semaine. Une telle décision a été mise en œuvre dans 54 départements, l’objectif étant de garantir le respect du repos hebdomadaire pour les salariés et d’éviter une concurrence déloyale entre les boutiques qui ont les moyens d’être en activité de façon permanente et celles qui ne les ont pas.
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