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Maxime Menuet fait partie des trois économistes, hors le lauréat, nommés par le jury du Prix du meilleur jeune économiste 2026, associant les représentants du Cercle des économistes et du Monde, pour leurs travaux soucieux d’œuvrer à la construction de sociétés apaisées à même d’affronter les défis présents.

Votre spécialité est la dette publique. Pourquoi avez-vous commencé à vous y intéresser ?

Quand j’ai fait ma thèse au début des années 2000, le sujet n’était pas très important pour les économistes. Dans la pensée classique, ce qui compte, ce sont les dépenses publiques. En revanche, savoir si elles sont financées par les impôts ou par la dette est considéré simplement comme une question de répartition dans le temps, puisque c’est simplement de l’impôt différé.

En revanche, les religions parlent beaucoup de dette, et vous avez étudié ça…

Dans les grandes spiritualités, la dette a toujours été assimilée à un péché ou à une faute. En allemand, Schuld signifie à la fois culpabilité et dette, et dans les grandes langues spirituelles, l’arabe, l’araméen, le grec, l’hébreu, dette et péché sont le même mot. Quand l’homme pèche envers un Dieu, il se met en dette. On conserve, à travers, les époques cette vieille idée chrétienne qu’être endetté, c’est être en faute.

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