Un deuxième et un troisième suspect ont été arrêtés après l’attentat déjoué devant le siège de la Bank of America, dans le 8e arrondissement de Paris, a annoncé, dimanche 29 mars, le Parquet national antiterroriste (PNAT), confirmant une information du Parisien.
Le PNAT a précisé que la garde à vue du mineur interpellé samedi avait par ailleurs été prolongée. Des précisions complémentaires seront apportées à l’issue des gardes à vue en cours, précise le communiqué.
Les faits se sont déroulés vers 3 h 30 rue La Boétie, , dans le centre-ouest de Paris, devant les locaux de la Bank of America. Des policiers y ont interpellé un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal devant l’établissement. L’homme interpellé sur les lieux s’apprêtait à allumer le dispositif avec un briquet. Il était accompagné par un deuxième individu qui avait pris la fuite, en courant.
Selon les premiers éléments, les deux hommes étaient arrivés à pied devant l’établissement américain. Pendant que le premier déposait le dispositif, le second a pris du recul pour, semble-t-il, faire des photos ou une vidéo avec son portable.
L’engin explosif était composé d’un bidon transparent de 5 litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et d’un système de mise à feu.
Recruté via l’application Snapchat
Le parquet antiterroriste s’est saisi immédiatement et a ouvert une enquête notamment pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ». L’enquête est confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure.
Le mineur interpellé samedi a expliqué, selon une source policière, avoir été recruté via l’application Snapchat pour réaliser cette opération moyennant la somme de 600 euros.
Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué samedi soir « des similitudes » entre le mode opératoire de cet attentat déjoué et les actions menées dans plusieurs pays européens et revendiquées par un mystérieux groupuscule, considéré comme proche des gardiens de la révolution iraniens. Si Laurent Nuñez a affirmé ne pas savoir qui était « le commanditaire », il a ajouté : « Il y a quand même une suspicion » d’une action menée par « des proxies » (intermédiaires) des Iraniens.















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