Meilleures Actions

La Norvège, membre de l’OTAN et pays frontalier de la Russie, va dépenser 115 milliards de couronnes (plus de 10 milliards d’euros) supplémentaires dans la défense au cours de la prochaine décennie, invoquant une situation sécuritaire détériorée, a annoncé, vendredi 27 mars, le gouvernement.

Le budget annuel de la défense norvégienne passera de 112 milliards de couronnes aujourd’hui à plus de 190 milliards (17 milliards d’euros) en 2035, a précisé le premier ministre, Jonas Gahr Store, lors d’une conférence de presse – un montant quasi triplé par rapport au niveau d’avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022.

Avec cette hausse, la Norvège sera sur la bonne voie pour que ses dépenses de défense atteignent les 3,5 % du PIB préconisés par l’OTAN, selon le premier ministre. « Renforcer les capacités de défense norvégiennes est une priorité majeure face à une situation sécuritaire, devenue encore plus sérieuse et imprévisible », a-t-il dit.

« Matériel de défense plus coûteux »

Depuis 2021, Oslo augmente ses dépenses dans ce domaine chaque année. Parmi les priorités : l’acquisition de nouveaux sous-marins et frégates, et une modernisation des infrastructures critiques de défense.

Les capacités de guerre électronique de la Norvège, ses systèmes autonomes et sa défense aérienne à courte portée vont également être renforcés, selon le gouvernement.

Jonas Gahr Store a fait remarquer que le « matériel de défense est devenu plus coûteux ». « De plus en plus de pays s’en procurent, et les délais de livraison dans certains domaines-clés s’allongent, ce qui signifie que nous devons réfléchir intelligemment à la manière d’intégrer progressivement ces capacités dans le plan », a-t-il observé.

La Norvège et la Russie partagent une frontière de 198 kilomètres de long dans le Grand Nord, ainsi qu’une frontière maritime dans la mer de Barents.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Scandinavie, les fonds de pension s’intéressent à l’armement

Le Monde avec AFP

Share.