L’autorité de la concurrence italienne a annoncé, vendredi 27 mars, l’ouverture d’une enquête contre le français du luxe LVMH et ses marques Sephora et Benefit pour avoir promu « l’utilisation précoce de cosmétiques pour adultes par des enfants et des adolescents », dont des crèmes antiâge.
L’autorité (Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato, AGCM) a déclaré dans un communiqué enquêter sur « l’omission ou le caractère trompeur d’informations pertinentes » dans les magasins Sephora et en ligne.
Il s’agit notamment d’« avertissements et précautions concernant des cosmétiques non destinés aux mineurs ou non testés sur eux », en particulier pour les gammes Sephora Collection et Benefit Cosmetics, a précisé l’AGCM dans un communiqué.
Les trois sociétés sont également soupçonnées d’avoir impliqué « de très jeunes micro-influenceuses qui inciteraient les jeunes, un public particulièrement vulnérable, à l’achat compulsif de cosmétiques », selon l’autorité.
La promotion de ces produits (y compris auprès des moins de 10-12 ans) aurait « favorisé des achats compulsifs de masques pour le visage, de sérums et de crèmes antiâge », selon l’AGCM, avec de potentiels effets sur leur santé.
Des locaux de Sephora et de LVMH ont été perquisitionnés jeudi en Italie, a déclaré l’AGCM. Ces enquêtes peuvent notamment déboucher sur de lourdes amendes.










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