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Quelques jours, parfois une seule journée. Pour des millions d’actifs, l’emploi se résume à une succession de missions éphémères. Le recours massif aux contrats de travail très courts demeure l’un des traits distinctifs du marché du travail français, malgré les réformes successives et les appels répétés à la régulation.

Depuis le mercredi 28 janvier, les partenaires sociaux ont engagé une négociation sur le sujet. Mais séance après séance, chacun reste campé sur ses positions. Après l’avant-dernière réunion, mercredi 25 mars, les discussions peinent toujours à dessiner un quelconque rapprochement entre syndicats et patronat. Ce dernier souhaite davantage déréguler et lever les contraintes, quand les organisations de salariés entendent toujours freiner le recours aux contrats de courte durée et mettre fin aux abus. Les représentants des employeurs doivent désormais envoyer un premier projet d’accord avec leurs propositions d’ici l’ultime rendez-vous, le 9 avril.

Pour éclairer les débats, l’Unédic – l’organisme paritaire qui gère l’assurance-chômage – a produit un dossier documentaire dressant un « panorama réglementaire et statistique » sur les contrats courts. Le recours à ce type de contrats a nettement augmenté à partir des années 1980, leur part dans l’emploi salarié passant de 5 % en 1982 à 10 % en 2000. Depuis vingt-cinq ans, la situation s’est stabilisée, et la part de CDD et de l’intérim dans l’emploi se maintient autour de 10 %. En 2024, les CDI représentaient 77,2 % de l’emploi total, les CDD 7,6 % et l’intérim 1,9 % (le reste concerne les indépendants).

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