La prime de partage de la valeur (PPV) marque le pas en 2025, constate l’Insee dans sa note de conjoncture publiée le 17 mars. Lancé en août 2022 pour remplacer la « prime Macron » de soutien au pouvoir d’achat, ce dispositif a permis aux salariés des secteurs marchands non agricoles (hors services aux ménages) de percevoir 2,9 milliards d’euros en 2025, contre 3 milliards en 2024, et 4,57 milliards en 2023.
Cette décrue progressive se confirme dans les chiffres issus du dernier « benchmark » sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) 2026 réalisé par le Centre études & data du Groupe Alpha : en 2026, 20 % des accords NAO prévoient le versement d’une PPV, contre 22 % en 2025.
Ce repli découle de plusieurs causes, à commencer par la perte d’attractivité fiscale du dispositif, rappelle Fabien Toutlemonde, responsable de la division salaires et revenus d’activité de l’Insee. Alors qu’elle était initialement exonérée des cotisations sociales à certaines conditions, la PPV est en effet soumise depuis le 1er janvier 2024 aux prélèvements habituels destinés au financement de la protection sociale, à savoir la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).
Un montant plus élevé dans les PME et TPE
Par ailleurs, depuis cette même date, l’exonération de l’impôt sur le revenu de la PPV, qui concernait initialement tous les salariés gagnant jusqu’à trois fois le smic, ne bénéficie plus qu’à ceux travaillant dans des entreprises comptant moins de 50 salariés.
Conséquence ? La fréquence de la PPV et le montant moyen perçu par salarié sont plus élevés dans les PME et TPE, observe Antoine Rémond, responsable du pôle études et prospective du Centre études & data du Groupe Alpha : « En 2025, 66 % du montant total de la PPV est versé par des employeurs comptant moins de 50 salariés, et 59 % des bénéficiaires travaillent dans une entreprise de cette catégorie. » Le montant moyen perçu par salarié s’élève à 1 175 euros dans les entreprises de moins de 10 salariés, et tombe à 638 euros dans celles comptant 2 000 salariés et plus.
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