La fermeture du détroit d’Ormuz, depuis l’attaque américano-israélienne en Iran le 28 février, a redonné de l’intérêt à l’historique route maritime du cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud. Depuis début mars, le trafic maritime au large du Cap, qui allonge les trajets ouest-est de dix à quinze jours par rapport à un passage par le canal de Suez, a bondi de 112 %, selon la chambre de commerce et d’industrie de la capitale sud-africaine.
Environ 200 bateaux franchissent chaque jour l’extrême sud-ouest de l’Afrique, contre environ 80 en temps normal. « A ce stade, la route peut tout à fait supporter le trafic supplémentaire, avance François Vreÿ, professeur émérite au département militaire de l’université de Stellenbosch et spécialiste des questions maritimes. Mais si pour des raisons imprévues ces bateaux doivent finalement faire escale, ça pourrait devenir problématique. »
Dans un communiqué publié le 19 mars, l’opérateur des ports sud-africains, Transnet, souligne ainsi que plus la guerre dure, plus le risque d’engorgement des ports sud-africains augmente.
Moderniser les ports
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