Un « habillage juridique fictif ne correspondant pas à la réalité de l’exercice professionnel des livreurs » : ce sont les termes utilisés par la juge pour désigner l’activité de Foodora en France. Cette plateforme allemande de livraison de repas, qui n’exerce plus dans l’Hexagone depuis septembre 2018, a été condamnée mardi 25 mars à 200 000 euros d’amende pour travail dissimulé. C’est la troisième plateforme de livraison de repas condamnée, après Deliveroo en 2022 puis en 2025 en appel et Take Eat Easy en 2023.
Deux anciens dirigeants, Boris Mittermüller et Stéphane Mac Millan Gay, ont été condamnés respectivement à 50 000 et 20 000 euros d’amende, ainsi qu’à trois ans avec sursis d’interdiction de diriger une société.
Arrivée en France en 2015, Foodora s’était implantée dans plusieurs villes de France, avant de stopper son activité en septembre 2018 à la suite de premiers avertissements des autorités, laissant les coursiers indépendants sans activité du jour au lendemain. Son modèle était fondé sur la sous-traitance à des indépendants, alors qu’ils auraient dû être salariés, car il étaient soumis à des conditions de travail, des contrôles et des sanctions unilatéralement fixés par Foodora.
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