Le Hezbollah estime que toute négociation « sous le feu » avec Israël est une « capitulation », alors que le gouvernement libanais appelle à des pourparlers
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé que le Liban faisait face à un « projet américano-israélien dangereux » visant à étendre Israël « de l’Euphrate au Nil », incluant le territoire libanais, dans un communiqué publié mercredi. Dans un long message publié sur les canaux du Hezbollah, il explique que selon lui, « l’agression israélo-américaine contre le Liban » ne s’est pas arrêtée fin novembre 2024 et se poursuit depuis plus de quinze mois, accusant Israël de ne pas avoir respecté les accords.
Le dirigeant du parti-milice chiite libanais a estimé que le Liban se trouvait face à « deux choix » : « la soumission » ou « la résistance », affirmant que le Hezbollah avait choisi de répondre militairement pour « défendre le Liban » et empêcher Israël d’imposer ses conditions. Naïm Qassem a appelé à une « unité nationale » impliquant gouvernement, armée et forces politiques pour faire face à ce qu’il qualifie d’agression, accusant Washington et Tel-Aviv de vouloir affaiblir le Liban et porter atteinte à sa souveraineté.
Il a rejeté toute discussion sur le désarmement du Hezbollah dans le contexte actuel, estimant qu’une telle mesure servirait les intérêts israéliens, et s’est opposé à toute négociation avec Israël « sous le feu ». Le chef du Hezbollah a également affirmé que le conflit au Liban n’était pas une « guerre pour le compte d’autrui », mais une confrontation directe avec Israël et les États-Unis.
Enfin, il a salué la position de l’Iran face aux États-Unis et à Israël, affirmant que Téhéran « résistera et triomphera », et que toute victoire contre ces deux pays bénéficierait à l’ensemble de la région.
Dans une série de messages, le mouvement chiite dit avoir visé en début d’après-midi plusieurs localités du nord d’Israël, notamment Misgav Am, Metoula, Kiryat Shmona, Dafna, et Nahariya par des salves de roquettes.











