Dans une salle exiguë et silencieuse, nichée au sous-sol de la préfecture maritime de Brest (Finistère), une poignée d’hommes et de femmes veille sur l’immensité des mers. Le discret MICA Center (Maritime Information Cooperation and Awareness Center), rattaché à la marine nationale, analyse en temps réel tous les incidents maritimes, de l’acte de piraterie au large de la Corne de l’Afrique au brouillage des données GPS des navires.
C’est lui qui, depuis l’attaque américano-israélienne de l’Iran, le 28 février, vient en aide aux 20 000 membres d’équipage et aux navires bloqués dans le golfe Arabo-Persique. Il leur envoie en temps réel, par le biais d’une messagerie cryptée, le moindre incident ainsi que les consignes de sécurité à respecter : se tenir éloigné des bâtiments de guerre et des infrastructures énergétiques, ou éteindre leurs transpondeurs pour ne pas être repérés.
Plusieurs navires de la marine marchande, transitant par le détroit d’Ormuz ou circulant à proximité, ont été endommagés par des projectiles provenant de débris de missiles, d’embarcations explosives ou de drones. Entre le 28 février et le 17 mars, 23 incidents ont été recensés, dont 16 attaques, faisant 7 morts.
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