A l’Assemblée nationale, c’est l’heure des chaises musicales après les élections municipales. Trente-huit députés, qui s’étaient portés candidats comme têtes de liste, ont remporté une mairie ces derniers jours, sur la centaine de parlementaires qui avaient tenté leur chance aux élections locales. En raison de la loi sur le non-cumul des mandats, les nouveaux élus ont trente jours pour décider s’ils gardent leur poste au Palais-Bourbon, en laissant un colistier à la tête de leur commune ou, à l’inverse, s’ils préfèrent diriger leur mairie et céder la place dans l’Hémicycle à leur suppléant. En revanche, si ce dernier ne souhaitait pas siéger à l’Assemblée nationale, cela occasionnerait une élection législative partielle. Un scénario a priori évité pour l’instant.
Une grande majorité de ces élus vont quitter les affres du Palais-Bourbon, un an avant la probable fin de leur mandat de député en 2027 – puisque l’élection présidentielle sera sans doute suivie d’une dissolution – et alors que l’actualité parlementaire s’annonce peu enthousiasmante d’ici là. Le Rassemblement national (RN) est le groupe qui compte le plus de départs. Leurs huit députés élus (sur 35 candidats), notamment à Carcassonne, Carpentras (Vaucluse) ou Menton (Alpes-Maritimes), laisseront la place à leurs suppléants.
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